C’est quoi la PNL ? Je ne vais pas ici vous en faire la description, je vous conseillerai outre un lien vers WIKIPEDIA, deux ou trois livres fondamentaux :
« Derrière la magie - La programmation Neuro-linguistique » (PNL), 2e édition
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« Influencer avec intégrité ». La Programmation neuro-linguistique dans l'entreprise
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« La communication efficace par la PNL ». René de LASSUS.
La PNL est à l’origine du « PROJET JEDI » développé par l’Armée Américaine élaboré au début des années 1980.
A l’origine, il s’agissait de promouvoir un modèle reproductible et codifié de performances humaines.
Retenez bien ces termes : « modèles, modélisation » et
« stratégie mentale » ils sont fondamentaux en matière de PNL. La modélisation est la conception d'un modèle ! La modélisation est donc une démarche qui permet
d'observer les comportements de réussite et de les reproduire au mieux.
Une stratégie mentale dans le cas qui nous occupe : un tir de chasse réussi, c’est la répétition mentale via les trois sens nécessaires de la séquence
complète de tir : Voir, entendre, toucher.
Pourquoi modéliser un comportement de réussite ? Parce que bien souvent les individus qualifiés « d’élite » dans leur domaine utilisent des
techniques qu’ils croient leur être personnelles alors qu’elles sont communes à l’ensemble des élites d’une même catégorie d’individus : sportifs, négociateurs, etc. Le problème c’est que
jusqu’à présent on ne savait pas reproduire et enseigner ce truc que l’on appelle « un don ». La PNL a permis cela !
Extrait du livre: « Les secrets de préparation mentale de l’armée US ». L’armée Américaine qui a moins d’œillères que la nôtre (!) (Lisez
notamment : « Espions psy ») s’est dit qu’il y avait derrière
tout cela un moyen de faire de gigantesque économie d’argent et de personnel destiné à la formation des troupes armées. Economie de temps, de moyens et surtout susciter des vocations.
Le tir a ceci comme avantage que les résultats sont quantifiables de suite : on met dans la cible ou à côté. Cette expérience de modélisation fut lancée en
prenant pour base une formation au COLT 45 ! Rien que ça ! De quoi faire fuir pas mal de néophytes en tir ! Et pourtant… ! Le COLT 45 et son recul avait une mauvaise
réputation : « il vaut mieux jeter le 45 à la tête de l’assaillant que de tirer avec » dit ‘on. C’est ce qui le rendait d’autant plus intéressant !
Après une phase de mise en conditionnement psychologique toujours à l’aide de la PNL et en s’efforçant de positiver le tir, pour faire court, il fut constitué
deux groupes : un groupe témoin et un groupe d’essai. Tous les participants étaient des jeunes militaires en service. Aucun d’eux n’était un expert en tir, la plupart s’était déjà servi
d’une arme de poing. Les amateurs d’armes ont été exclus.
C’est là que tout commence à être intéressant :
Pour assurer une formation valable au groupe témoin on lui a attribué une équipe d’instructeurs, tous tireurs d’élite. Le groupe témoin a suivi le cours de
qualification au pistolet de combat, stage réglementairement fixé à quatre jours.
Le groupe d’essai a été formé sur deux jours par deux instructeurs également. Notez deux jours au lieu de quatre !
Pour minimiser l’effet Hawthorne, on a fait croire aux deux groupes qu’ils participaient à une
démonstration.
Nous avons donc un groupe témoin qui bénéficie de quatre jours de formation classique avec les meilleurs tireurs US comme instructeurs. Puis un groupe témoin à qui
l’on commence à enseigner d’abord des séances de méditations les yeux fermés, séance durant lesquelles les instructeurs font la promotion de tout ce qu’il y a de positif dans le tir.
La formation du groupe d’essai (PNL) a visionné une vidéo, suivi d’une méditation les yeux fermés avec des instructeurs qui faisaient la promotion de tout ce qu’il
y a de positif dans le tir. Grâce à des techniques de visualisation les stagiaires ont appris à se visualiser en tireur d’élite. Le tout fut suivi d’une relaxation sur fond musical avec métronome
(!).
En fait on s’est efforcé d’inculquer aux débutants la conviction que l’on peut devenir un tireur d’élite en très peu de temps, que c’est facile et naturel de
tirer avec une arme. On a positivé le tir !
Pour aller plus loin encore dans « la positive attitude » on a fait tirer le groupe d’essai sur des cibles grandeur nature à très faible
distance, soit trois mètres ! Au lieu des vingt cinq habituels. Tout le monde a réussi ce premier test.
La formation (classique) du groupe témoin s’est déroulée en faisant tirer le stagiaire à une distance importante (pour un débutant) de la cible : 25
mètres. La première expérience commence donc par un échec complet pour tout le monde !
Les résultats :
L’après-midi même les membres du groupe d’essai se sont qualifiés en moins de douze heures, durée totale de l’entrainement !
Deux membres du groupe d’essai se sont qualifiés au titre d’expert après seulement huit heures d’entrainement. Aucun n’avait jamais obtenu de qualification au
pistolet auparavant. L’un deux était une femme, elle n’avait jamais tiré avec un pistolet à ce jour.
Comparaison des deux groupes :
Durée de la formation :
Groupe témoin : 27 heures. Membres qualifiés : 73% (8/11)
Groupe d’essai : 12 heures. Membres qualifiés : 100% (12/12)
Moyennes de cartouches nécessaires à chacun pour se qualifier :
Groupe témoin : 375 cartouches
Groupe d’essai : 176 cartouches
Les résultats parlent d’eux mêmes et laissent augurer des économies d’échelles qui pourraient être réalisées au niveau d’une armée. Ce livre paru en 1992 aurait dû
depuis le temps remettre en cause certaines méthodes de sélection où l’on pousse inutilement les candidats au bout de leurs limites avec des schémas de recrutements complètement dépassés,
je pense notamment à la présélection des Forces Spéciales ! Mais c’est un autre problème !
Lorsque j’ai découvert la PNL en 1992, j’ai tout de suite compris que j’avais à faire à quelque chose de totalement révolutionnaire.
Quoique pratiquant le tir depuis 1979, je n’ai commencé à chasser qu’en 1999-2000. J’ai tout se duite appliqué les techniques de visualisation au tir sans savoir
qu’il s’agissait de PNL. En effet la PNL est très vaste et j’avais été formé à la PNL pour les techniques de négociations commerciales, pas à celles du tir !
Revenons au Projet JEDI et à l’étude permettant de modéliser, donc de reproduire le comportement de ce que les concepteurs du Projet JEDI surnommés « les
Maitres ».
Toujours extrait du livre: « Les secrets de préparation mentale de l’armée US » :
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« Les maitres » avaient tous des convictions positives à l’égard du tir et ils avaient une très grande confiance dans leurs capacités.
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Ils savaient qu’ils étaient de bons tireurs même s’ils n’étaient pas en forme.
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Même en équilibre, la mémoire des muscles leur permettait d’ajuster automatiquement et correctement leur tir.
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Ils se sentaient tellement compétents et sûr d’eux qu’ils savaient qu’en toute circonstance ils ne rateraient pas leur cible.
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Tous les « maitres » avaient une formation APPRONDIE en visualisation interne.
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Selon eux, le tir c’est 20 % de physique et 80 % de psychologique.
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Ils ne faisaient qu’un avec leur arme, ils lâchaient la balle ils ne la tiraient pas !
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Ces « maitres «, tireurs d’élite ou experts, n’ont pas besoin de tenir leurs armes parfaitement immobile, ils maitrisent mentalement la pression
appliquée à la détente. C’est un processus automatique qui fait que le coup « part tout seul » et automatiquement dés que les organes
de visée sont alignés.
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Autre point important : Les auteurs de l’étude se sont aperçus que tous ces maitres se parlaient à eux-mêmes au moment où ils faisaient feu. Ils se
répétaient mentalement : « respire », regarde le guidon », « laisse partir la balle », « feu », etc. En PNL on parle de « dialogue
interne ».
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Comme tireur FFT, je n’insisterai jamais assez sur l’importance de fréquenter un vrai club de tir. Autre un point important : Il faut être capable
« d’annoncer la balle ». On ne peut pas prétendre tirez correctement et ne pas pouvoir « annoncer » une balle. Peu importe que vous l’ayez mise dans le 10
ou dans le 1, l’essentiel c’est que vous puissiez dire : « elle est à tel endroit ! ». Cela signifie que vous conservez la maitrise de votre visée, pendant et après le tir. Donc forcément vous tirer correctement. Par la suite vous saurez au moment même ou le coup part, où va la balle. Vous la «
verrez » littéralement voler.
Passionné d’armes depuis mon plus jeune âge, j’ai touché un fusil de ball-trap à 16 ans pour la première fois, (je suis né en 57). Tout de suite j’ai remarqué
que lorsque j’épaulais puis visais un point devant moi pour ensuite dire « PULL ! » je ratais un coup sur deux ! Je n‘arrivais pas à anticiper la direction que
prenait le plateau, j’étais toujours trop court. Voir l’article : Temps de réaction et temps d’exécution. Lorsque je disais
« PULL » et que j’épaulais en même temps, par un phénomène de quasi-prémonition, j’anticipais la bonne direction du plateau et le pulvérisais de façon quasi
systématique.
Tir réflexe ou tir instinctif. D’un point de vue scientifique, le reflexe est un ordre envoyé depuis la moelle
épinière, sans passer par le cerveau. Il s’agit donc d’un geste où la réflexion n’entre pas en jeu. L’instinct est le résultat d’un comportement stable, précis, spécialisé en vue d’un but,
une série d’enchaînement de gestes en fonction des interactions entre un individu et son milieu reposant sur des déterminants internes et sur des
stimulations externes.
Dans un de mes premiers articles sur ce blog, début 2008, intitulé : Ne plus perdre de bêtes ! et moins rater ! je décrivais des
« instants de tir » qui s’étaient déroulé plusieurs années auparavant.
Quelques uns sont des cas d’anthologie : (le chevreuil doublé au cou). J’écrivais en 2008 : « La pratique de ces techniques transforme le tir en
une suite de mouvements instinctifs et on touche quasiment à tous les coups, vraiment ! En fait avec le recul je dirai que plus c’est soudain, plus c’est rapide, plus il est facile de toucher
alors qu’il m’est arrivé de rater une bête à quelques mètres, qui marchait tranquillement parce que paradoxalement si je ne suis pas en situation de stress intense, je ne coordonne plus
correctement mon tir. Par contre, de rater une cible aussi facile me met dans une telle colère que la deuxième balle est mortelle alors même que l’animal a pris une accélération foudroyante.
C’est le paradoxe de cette méthode ». J’ai retiré cette dernière phrase depuis car cela était du à autre chose que j’ai découvert
récemment.
Je suis maintenant intimement persuadé qu’il y a deux sortes de tireurs, ceux qui ont besoin de concentration, de préparation pour tirer, et ceux qui pour êtres
efficaces doivent passer par la brusque apparition d’un stimulus externe produisant des endorphines. Plus le stress est soudain, plus les
automatismes se mettent en route et s’enchainent à grande vitesse. On est soi-même étonné de la vitesse à laquelle on a réagit. Le cas du chevreuil doublé au cou est très révélateur.
A mon collègue situé au dessus qui me disait : "Mais Olivier ce n’est pas possible, ce n’est pas toi, tu n’a pas une automatique…!". (CZ 550
à verrou + lunette) j’ai bredouillé : « je ne comprends pas comment j’ai pu tirer aussi vite !». On retrouve là les mêmes
sensations que dans les combats d’arts martiaux.
Revenons à cette phrase : « Même en équilibre, la mémoire des muscles leur permettait d’ajuster automatiquement et correctement leur tir ».
Cette anecdote est intéressante parce qu’en 2001 je me suis trouvé dans ce cas, en équilibre sur un tas de bois et sur une jambe, gêné par un arbre, un sanglier de 30 kg qui cavalait…….. je vous
laisse imaginer à quelle vitesse ! Je ne pensai à rien d’autre que de le verrouiller dans la lunette et le coup est parti tout seul sans que je m’en rende compte dés que le réticule fut
placé. Le but de la conscience objective était de se caler sur la bête, la pression sur la détente fut l’effet de ce que j’appelle « l’autre ».
Revenons-en au « dialogue interne » cher à la PNL. Le livre dont est tirée l’étude met en avant le dialogue interne qui se joue quand les
« maitres » tirent. Avant la lecture de ce livre, je disais qu’un bon tireur doit être un peu schizophrène, c'est-à-dire qu’il y en a un qui vise, analyse les paramètres de tir
et un autre (« l’autre ») qui décide d’appuyer sur la détente.
En m’auto-analysant, je me suis aperçu que lors du tir de mon premier sanglier que j’ai tiré à la chasse, un dialogue interne s’est mis inconsciemment en place. La
vision du premier sanglier « lancé » dévalant une pente, c’est un souvenir incroyable ! Je me souviens de l’avoir suivi dans ma lunette et d’entendre une voix qui
disait : « ca va trop vite ! Trop vite ! C’est pas possible ! ». Pourtant à ma grande surprise le coup est « parti tout seul ». La balle
a frôlé le centre de la colonne vertébrale de quelques centimètres à cause d’un brusque dénivelé qui a profité au sanglier. Cette situation s’est reproduite à plusieurs reprises.
Donc, mes yeux et mon bras, suivait l’animal, ma « conscience logique » disait que ce n’était pas possible de gérer le suivi de l’animal et
l’appui sur la détente alors que mon inconscient lui, en dehors de toute ordre volontaire a pressé la détente lorsque tout fut aligné. Un peu comme pour un missile d’avion qui part tout seul une
fois que le radar s’est verrouillé sur la cible. Là c’est pareil, la crécelle en moins !
Afin de modéliser ce comportement de réussite, nous allons donc créer ce que l’on appelle une « stratégie mentale », ce que je nommé dés
2008 : un « kata mental ». Comme pour les katas en arts martiaux, la répétition -lente- des mêmes gestes est fondamentale.
La visualisation en PNL ce n’est pas seulement la vision mentale de ce que l’on veut obtenir, c’est aussi se représenter la situation à travers tous les sens :
Auditif, sensitif, visuel, etc...
Travail chez soi : Vous êtes allongé, les yeux fermés, détendu, il va donc falloir "voir" l’animal, "l’entendre", "sentir" la carabine
montée à l’épaule, voir le point rouge, ou le réticule se poser sur la tête de l’animal, sentir la pression du doigt sur la détente et entendre le coup de feu. Ce sont des exercices qu’il faut
faire chez soi au calme, allongé. On se projette, on se fait un film, on se voit en train de décomposer lentement la séquence de tir. On réalise un tir parfait !! Tout doit se faire lentement !!
Cette stratégie mentale est progressive, nous allons créer un « état de ressources » (PNL. René de LASSUS). C’est la reproduction d’un acte de
tir déjà réussi. Vous allez vous remettre dans les mêmes conditions mentales que lorsque vous avez réussi ce tir difficile. Vous êtes bien !
Imaginez-vous au poste, assis évidemment pour ne pas bouger ! Vous entendez le bruit caractéristique du sanglier qui marche sur les feuilles. Toujours
mentalement, raffermissez votre main forte sur l’arme, le doigt sur le pontet, le pouce sur la sécurité, le corps ne bouge pas seule la tête pivote en direction du bruit pendant que les bras se
rassemblent. Le sanglier vous le voyez, vous l’entendez !
Toujours au ralenti vous vous voyez en train de monter tout doucement l’arme à l’épaule. Pas d’avant en arrière ! Non ! C’est la plaque de couche qui
monte verticalement à l’épaule, canon à 45°. L’identification faite, dites : « sanglier ! C’est bon » (je peux tirer) une fois à l’épaule, c’est le canon qui
remonte et vous placez le bout du canon (le guidon) sur l’animal, jusqu’à présent les deux yeux sont ouverts, vous voyez l’intérieur de la lunette et le bout du canon. Vous fermez un œil,
l’animal est pile au centre de la lunette.
Comme vous utilisez un grossissement de 2.5 pour des tirs de zéro à trente mètres, la zone de l’animal visé est plus grande que l’image obtenue dans
l’optique.
A ce moment là il doit y avoir deux tireurs en vous :
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Le premier tireur qui voit et fixe intensément le réticule et pas la bête.
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Le deuxième tireur (« l’autre ») qui décide de presser la détente quand tout est aligné.
Vous avez le temps de recentrer ? Dites ; « je recentre ! » et donner un petit coup de bras pour viser la ZI²HL et vous dites en
sentant le doigt sortir du pontet pour venir heurter la détente : « Feu ! ». Vous n’avez pas le temps de recentrer ? On tire là « où on peut » et
on double systématiquement et sans chercher à comprendre à la ZI²HL. C’est ce que l’on appelle la « visualisation créatrice », vous êtes
en train de réaliser un acte nouveau qui vous paraissait difficile voire impossible.
Quand vous êtes au poste physiquement, refaite le même kata mental en prenant pour cible fictive une pierre, une branche, si possible sur le passage prévisionnel de
l’animal. Pensez au moment où vous lâcher fictivement la balle à toucher légèrement la détente ou la presser à peine (avec le cran de sécurité) et surtout dites :
« FEU ! » Gardez la visée ! Fondamental ! Vous verrez qu’avec la pratique quand vous dites calmement : « Feu ! » la visée
s’immobilise un quart de seconde pile sur la cible ! C’est magique !
Toujours au poste, placez vos pieds vos mains, vos doigts comme s’il fallait tirer sur un claquement de doigt. Répétez le geste d’épauler lentement et de ne vous
lever (lentement) que lorsque c’est bien un animal à tirer. Pas de gestes parasites, d’où l’importance de positionner ces pieds comme ils seront quand vous serez debout.
Je ne saurai trop vous conseiller de ne commencer à vous mettre debout que lorsque la visée est calé sur l’animal, gardez le dans la lunette en vous levant.
Celui-ci va s’arrêter une seconde pour analyser ce qu’’il se passe (sauf s’il est lancé), n’attendez pas, tirer !
En action de tir, si vous avez pris la peine de répéter ces gestes régulièrement au poste, vous serez surpris de la vitesse à la quelle vous les exécuterez en
vrai.
Ne confondez pas vitesse et précipitation ! L’essentiel c’est de voir avant d’être vu d’entendre avant d’être entendu ! L’important n’est pas la
vitesse à laquelle vous épaulez ! On s’en fout de ça ! L’important c’est la vitesse à laquelle vous identifier avant de pointer l’arme et pas pendant la prise de visée, parce que là c’est le stress qui
risque de prendre le pas sur l’identification et « le coup part tout seul », dans le mauvais sens du terme. Une semi-auto ne
vous avantage pas ! Seule la première balle compte et sous réserve qu’elle soit lourde et d’un calibre approprié.
Evidemment il y a des exceptions, par exemple, le sanglier arrive sur vous dans quelques mètres, c’est sûr ! Et là il faut le cadrer dans la lunette et tirer
en même temps. Je préconise de le chercher et de le viser les deux yeux ouverts en regardant le bout du guidon et en plaçant celui-ci sur
l’animal. Si comme je le préconise dans mes articles vous avez pour les tirs à courte distance mis le grossissement à 2 voire 2.5, l’animal débordera largement de la lentille, ne cherchez pas à
comprendre, fermez un œil, tirez une première balle et une seconde en allant chercher la ZI²HL. Même avec ma 375 HH j’arrive à le faire !
A la chasse nous avons tous été confronté à un possible accident : un troupeau de VTT qui descend la montagne plein pot et en pleine forêt ! Je l’ai
vécu ! Un jogger qui gravit une pente caillouteuse en soufflant comme un bœuf sanglier ! Cela c’est un collègue qui l’a
vécu !
Au bout de quelques années de pratique j’ai suffisamment confiance en moi pour accepter de perdre un peu de temps en identifiant d’abord, l’arme pré-épaulé, canon à
45° vers le sol pour ensuite accélérer très vite le solde des mouvements jusqu’au tir. C’est à cela qu’il vous faudra arriver.