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  BESTIO NERO :  WISIGOTH de naissance,

OCCITAN de souche, résidant en GASCOGNE,

"Carte Nationale d'Identité" délivrée par

l'occupant FRANC.

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Vendredi 27 septembre 2013 5 27 /09 /Sep /2013 13:44

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Outre la chasse je pratique aussi depuis de nombreuses années, le tir sportif aux armes de poing en fun tir, quilles, IPSC et je m’intéresse depuis fort longtemps à la balistique lésionnelle. Autrement dit, l’étude du comportement d’un projectile dans un organisme vivant.

Le tir à la chasse a ceci de différent par rapport au tir dit “de guerre”, c’est que les buts recherchés sont diamétralement opposés. En tir de chasse, le but recherché c’est de provoquer une blessure maximum pour ne pas perdre le gibier, qu’il meure le plus rapidement possible sans souffrance inutile. Alors que le tir dit “de guerre" et selon les “lois de la guerre” : Déclaration de Saint Petersbourg :“Il est interdit d’utiliser des projectiles ou des matières propres à causer des souffrances superflues ou à aggraver les blessures”. Avant 1884 et les “lois de la guerre”, les projectiles étaient en plomb mou, les blessures étaient disproportionnées, les blessés le plus souvent inopérables.

  La couverture d’un livre paru en 1901 et intitulé “Étude sur les déformations des balles modernes” :

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Cet article a fait l'objet du commentaire personnel d'un expert judiciaire en :  Armes, Munitions, Balistique, Pyrotechnie : "Votre article sur les expansions des différents types de balle est excellent".

Pour faire simple là où une balle blindée se contentait de traverser une jambe, une balle en plomb mou l’arrachait. Gardons l’exemple de la balle dite “blindée”. Pourquoi est elle interdite en battue ? Parce que justement sa conception va à l’inverse de l’effet recherché : elle n’a qu’une très faible létalité parce qu’elle ne champignonne pas. Elle va traverser l’animal comme une aiguille, sans causer des dommages propres à écrouler l’animal. Avec quelles conséquences ? on perdrait la plupart des animaux que l’on tirerait et ces derniers iraient mourir seul, dans les plus grandes souffrances. Alors que la balle dite “expansive” ou qui champignonne fait exactement le contraire, elle produit un effet de choc important qui suremplifie les blessures afin que l’animal s’écroule sur place et meure rapidement. Récapitulons : “Tir de guerre” : tuer éventuellement, surtout mettre hors de combat (chaque blessé occupe au moins 3 personnes) sans chercher à aggraver les blessures pour que l’individu puisse être soigné. “Tir de chasse” Tuer obligatoirement en maximisant les blessures et donc provoquer la mort immédiatement. Il faut bien avoir tout cela en tête avant d’aborder la suite.

Maintenant, vous avez compris la différence qu’il y a entre une balle blindée et une balle expansive et pourquoi cette dernière est obligatoire à la chasse. Mais il en va des balles comme des voitures ou des appareils photos, elles sont très différentes et certaines travaillent mieux que d’autres avec comme partout, des bonnets d’ânes.

Parmi les idées reçues les plus tenaces, citons :

  1. “l’important c’est qu’elle soit dedans !”
  2. “L’important c’est de traverser !”
  3. “Le phénomène MAGNUM !”

“L’important c’est qu’elle soit dedans” : Si c’était aussi simple on se demande bien pourquoi tant de gibier “s’emporte la balle” comme on dit. Si c'était suffisant qu'elle soit dedans pourquoi faut il OFFICIELLEMENT 6 atteintes (6 balles) en moyenne pour tuer un animal ? Comprenez bien que la structure et le poids de la balle sont les deux premiers critères d’importance. La structure en premier, le poids en second, la vitesse, le calibre en dernier sous réserve de ne pas descendre au dessous du 7×64 et pour ce dernier il faut se tenir à 11 grammes. Exception faite des Suédois qui tirent des élans (4 fois le poids d’un cerf) avec du 6.5 mm mais dont la délivrance annuelle du permis de chasse est soumise à une épreuve –réussie- de tir !!! C’est dire l’abysse interstellaire et galactique qui nous sépare… !!! Pourquoi à calibre égal, à point d’impact égal, à poids égal et en admettant que l’on puisse reproduire à l’infini un même tir, pourquoi la structure de balle fait elle toute la différence ? Un exemple de l’ineptie de dire “l’important c’est qu’elle soit dedans” : Vous êtes censés savoir que tout liquide est incompressible. Donc partant de ce principe, prenons un sanglier qui vient de s’empiffrer de maïs toute une nuit. Son estomac est plein à craquer de maïs et de suc gastriques. Donc nous sommes en présence d’une masse liquide.

Tirons une balle blindée (FMJ) (choix extrême et interdit mais qui va me permettre de bien illustrer mon propos). La balle blindée vient percuter cette masse liquide contenue dans la poche-estomac. Cette balle dotée d’une structure INDÉFORMABLE pénètre en ouvrant devant elle un passage et elle pousse autour d’elle une masse équivalente à sa taille + l'onde mécanique (onde mécanique et non pas "onde de choc") généré par son passage. Ces deux derniers s’additionnant pour créer un canal beaucoup plus important que la taille de l’ogive. Il y a donc dilatation de la poche-estomac puisque les liquides sont incompressibles, mais comme la balle est pointue et indéformable, celle ci ne va provoquer qu’une légère dilatation compensée par l’élasticité de la poche-estomac.  

Tirons maintenant une balle expansive ou qui champignonne : L’estomac du sanglier est toujours le même, plein de liquide et de mais fermenté. La balle dotée d’une structure DÉFORMABLE double ou triple de diamètre à l’impact, c’est à dire avant d’arriver à l’estomac. Donc la balle pousse devant elle (et c’est plus particulièrement le cas des « hollow point » ou pointe creuse) et ce depuis qu’elle a touchée la peau extérieure, une quantité important de matière : peau, poil, os. Elle met donc en mouvement non seulement son propre poids mais aussi et surtout tout ce qu’elle rencontre devant elle. Ce n’est plus une aiguille qui va percuter la poche-estomac, mais un coup de poing à 800 m/s. Sous l’impact, la poche-estomac traversée par ce projectile, additionné à cela par les matières mises en mouvement, celle-ci va gonfler brutalement et vu que les liquides sont incompressibles, elle va littéralement exploser sous la pression.  

Prenons le même sanglier avec une balle expansive mais un estomac vide. Les conséquences de l’impact n’auront rien de comparables, puisque la poche estomac absorbera tout ou partie de sa brutale expansion.

Donc à point d’impact égal la structure de la balle est bien le critère le plus important.

Sur cette photo prise avec une caméra à trés grande vitesse, on voit la balle, une 22 LR semble t’il, entrer et sortir d’une tomate dont on pourrait comparé la peau à la poche de l’estomac située plus haut. Les tensions enregistrés par la peau de la tomate sont au maximun de ses possibilités, puisque l’entrée et la sortie de la balle servent à évacuer la pression. Un projectile de 7mm et au delà aurait causé plus de pression de que la peau ne pouvait en supporter et on se serai retrouvé avec de la purée de tomate à l’écran.

Capt-1016073capt-1016071.1224071869Cette photo est très intéressante. L’enveloppe de la banane peut être comparée à la peau d’un animal, celle-ci absorbe mieux l’impact, en ne renvoyant pratiquement aucune énergie vers l’arriére. Alors que la tomate est pleine d’eau elle est donc incompressible, La banane elle, comporte plus de matière solide. Notez que sous la pression les fibres se lacèrent. Pour les deux photos, si nous avions eu un projectile fragmentable, la dispersion des fragments aurait fait explosé les fruits au détriment de la pénétration.

Comparons deux balles de chez NORMA en 7×64, la VULKAN et L’ORYX. La VULKAN est pourvue d’une très légère cavité façon “hollow point”, le but de cette cavité est de faire exploser la balle à l’impact et d’améliorer sa tenue en vol. Elle est en plomb mou, elle fragmente à l’impact. Je ne la tire plus, je considère qu’elle fragmente trop au détriment de la pénétration. C’est une balle dite de battue. Hé bien au risque de choquer beaucoup de monde, je suis contre les balles qui fragmente ou qui pétalisent en battue. Pour ces dernières je considère même cela comme un scandale.

A l’inverse de ce que disent les fabricants, les balles qui fragmentent ou qui pétalisent devraient être réservé à l’approche. Oui je sais ! écrit comme cela parait complètement idiot !!! A l’approche, un animal n’a pas le stress, ne produit pas l’adrénaline qu’il produit lorsqu’il est lancé en battue. Les muscles ne sont pas bandés, l’adrénaline ne se déverse pas dans le sang. Un multi-criblage sur un animal calme a plus d’effet que sur un animal au paroxysme du stress.  

En battue, il faut privilégier une balle qui conserve pratiquement entre 90 et 100 % de son poids pour qu’elle atteigne la plus grande profondeur possible, sans pour autant ressortir systématiquement, ce n'est pas contrairement à ce que l'on croit un critére fondamental.

Sachant qu'entre 90 et 100% de son poids elle peut sur un gibier léger-moyen se transformer en un projectile blindé et ne pas suffisamment abandonner d'énergie à l'intérieur de l'animal.

Mais sur un gibier lourd elle pénétrera plus loin, plus fort, même en cas de rencontre avec un os.

Un juste équilibre se situerait autour de 90% s'il faut vraiment donner une fourchette. A moduler en fonction de l'animal tiré.

90% et plus de rétention de poids si l'animal dépasse les 100 kg, le risque de taper dans une épaule étant important.

Il faut que l’animal soit atteint par une force souvent perpendiculaire à la sienne qui l’envoie au sol. En battue, une balle qui fragmente va disperser son énergie inutilement et sans provoquer ce que l’on appelle un effet de choc. (Que les puristes ne m’en veuillent pas trop pour l’utilisation de ce terme).

Qui plus est en battue, il est très rare de pouvoir placer une balle là où on veut. A l’inverse, à l’approche et sur un animal calme, une balle FRAGMENTABLE ou qui pétalise va provoquer un multi-criblage dans la région visé, cœur, tête, et comme il n’y a pas de poussé perpendiculaire opposé, l’animal ne bouge pas, les effets seront bien plus importants qu’avec une balle expansive que je qualifierai de plus directionnelle alors que la balle FRAGMENTABLE est plus multidirectionnelle. Même à l’approche et avec un tir parfaitement ajusté au niveau du coeur, on ne peut pas être sur de tombé pile dedans. Donc une balle fragmentable va provoquer un multi-criblage de la région visé, même et surtout si l’on passe juste à côté ce qui peut être souvent le cas dans des tirs lointains et quand la trajectoire de la balle présente des angles très ouvert. En 8 ans de chasse, j’ai tiré plus d’une vingtaine d’animaux, du cerf de 220 kg en passant par un sanglier de 107 kg et une biche de 120 kg, je n’ai jamais, je dis bien jamais, perdu une seule bête. Par perdu, j’entends une bête blessée qui va mourir toute seule dans la forêt. Donc je tire (à l'époque j'avais du 7x64, je suis passé au 375) l’ORYX de chez NORMA ou la SAUVESTRE FIP. L'ORYX est une balle dont le noyau en plomb est fusionné à la chemise. La FIP posséde une fléche additionnelle (deux en 375 HH) portée qui continue sa course. Ceci a toute son importance car ce n’est pas la fragmentation qui est recherchée mais la conservation du poids et donc une pénétration la plus profonde possible. Plus la balle conserve son homogénéité plus le canal vulnérant est important.

Que la balle ne traverse pas n’est pas aussi important qu’on le dis. L’important c’est que la balle travaille en profondeur, plutôt qu’un projectile qui rentre et sort sans abandonner son énergie. Une balle efficace doit abandonner son énergie dans le milieu qu’elle travaille, en conservant presque 100 % de son poids d’origine. Pourquoi croyez vous que toutes les balles de gros calibre sont à noyau fusionnée ou monolithique… ??

Contrairement à une idée reçue fortement répandue, le plomb N’ENTRE PAS EN FUSION LORS DU TIR, LE PLOMB SE DÉFORME ET S’APLATIT SUITE A UNE ACTION MÉCANIQUE : L’IMPACT. L’INFLAMMATION DE LA POUDRE NE FAIT PAS FONDRE LE PLOMB !!! 

La photo ci-dessous montre la différence entre “cavité temporaire” et “cavité permanente”. Il s’agit pour l’exemple d’une balle de 22 LR. Évidemment un projectile de 7 voire 9 mm, produirait des cavités beaucoup plus importantes. Évidemment, et c’est l’objet de la photo, plus le projectile conserve son poids initial, tout au long de progression, plus ces deux cavités seront importantes, d’un bout à l’autre de la pénétration.

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Sur cette photo voici une ORYX en 7×64 que j’ai tiré sur un sanglier de 107 kg à une vingtaine de mètres.  En fait je dois préciser que j'ai enchainé 4 balles d'affilée (!!!) quand j'ai vu la taille du bestiau au premier impact ! Je l'ai doublé quand même à la tête.

La balle a été récupérée de l’autre côté de l’animal à l’arrière de l’épaule sous la peau. Elle l’a donc traversé dans toute sa largeur et vu la taille du projectile, je vous laisse imaginer les dégâts… Voici la photo du sanglier, la tache de sang c’est là où l’on a récupéré la balle.

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Sanglier de 107 Kg. NORMA ORYX 7x64. (Doublé à la tête).

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La NORMA ORYX a été retrouvée sous le cuir de l'autre côté de l'animal.

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Avec une TIG de RWS on aurait retrouvé la chemise séparée du noyau de plomb, donc perte d’efficacité. Raison pour laquelle ils ont sortis l’ÉVOLUTION qui comme l’ORYX a un noyau soudé. Privilégiez des balles à noyau soudé à la chemise, les fabricants le mentionne sur les documentations. Elles sont souvent plus fiables que les vendeurs…

14 Octobre 2008. Un bémol concernant l’ORYX par rapport à la SAUVESTRE, cette derniére avec son ogive qui découpe la peau à l’emporte-piéce, facilite la présence de sang au sol.

Je souhaite mettre en avant la SAUVESTRE que je ne suis pas loin de considérer comme le projectile ultime

Saison 2008 : 

Le premier sanglier, 50 kg, je l’ai tiré à une cinquantaine de mètres de face. Il m’arrive sur le coté, s’arrête, je vise la zone comprise entre le cou et l’oreille, feu ! Mon grossissement était à 4. L’animal s’écroule au sol j’en profite pour redoubler immédiatement à la tête. Ce que j’avais oublié d’entrer dans la programmation mentale (!!!) c’est que j’étais situé quatre mètres plus haut que lui. La SAUVESTRE est entrée par l’oreille façon boucle d’oreille, pénétré le sanglier dans toute sa longueur pour se retrouver dans le cuissot arrière. J’ai retrouvé la balle, voir la photo ci-dessous, avec la flèche interne en acier l’une à coté de l’autre. Je les ai rassemblés pour la photo. Magnifique expansion digne d’un tir en laboratoire !

Sauvestre 7x64. La tige en acier a été ré-assemblée pour la photo. On a retrouvé la balle au niveau des poumons et la tige dans le cuissot arriére.

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Le deuxième sanglier m’a demandé un tir plus difficile. Je suis dans un sous-bois et le sanglier fonce à travers les ronces, ces dernières font une vague comme sur la mer, je monte la carabine à l’épaule sans chercher à viser, l’important est de s’assurer AVANT DE PRENDRE LA VISÉE qu’il s’agit bien d’un cochon. L’identification faite, je cherche avec mon grossissement de 2.5 à l’accrocher dans la lunette. Une fois « accroché » je lâche la balle, l’animal va tout de suite au sol et je double voire triple si je rate la tête au deuxième tir. J’ai tiré l’animal à 10 mètres environ. 

Mon premier chevreuil je l’ai tiré hier.  J’étais assis au poste, comme toujours, donc totalement immobile, il est arrivé brutalement à 15 mètres de moi. Le fait de me lever et de monter l’arme l’a surpris, il a commencé à vouloir changer de direction. Le grossissement était réglé à 3 et j’étais je le répète à 15 mètres maximum. J’ai appliqué la technique que je recommande de programmation mentale : ne penser qu’à la tête et/ou à la colonne du cou, je l’ai touché à la base du cou, il est mort 20 mètres plus loin.

Dix ans de chasse, pas un animal perdu, jamais eu besoin d’un chien de sang. Constatation : L’ORYX de NORMA a produit un trou de sortie du diamètre d’un doigt. Par contre l’entrée de la balle est quasiment invisible, elle est masquée par les poils. Ce qui me fait dire que les rebords tranchants de la SAUVESTRE qui poinçonne la peau comme avec un emporte-pièce ne sont pas si inutile que ça. 

A ce sujet je viens de conseiller à un chasseur qui tire beaucoup de cervidés, 9.3×62, de passer à la SAUVESTRE en lieu et place de l’ORYX qu’il réservera au sanglier. Il s’est plaint de ne pas avoir de trace de sang à l’entrée du projectile, il aimerait aussi avoir un peu plus de pénétration et pourquoi pas une sortie de balle. Même si sur le plan de la balistique lésionnelle ce n’est pas le plus important. L’important c’est la profondeur de pénétration et l’homogénéité de la balle durant cette longue et obligatoire pénétration.

NORMA a sorti en 2008 une ORYX EN 9.x62 DE……21 GRAMMES !

Séquence montrant le comportement d’une ORYX :

svampningoryx.1201466071.gifPhoto NORMA ORYX :

Notez que même en lui faisant faire un quart de tour, le plomb ne se sépare pas de la chemise. C’est le principe de la “fusion”.

scan10001-quarto.1202592697.JPGIl existe divers procédés :  NOSLER, PARTITION, SWIFT, etc... Ce sont des procédés développés par des marques et qui sont devenus au fil du temps des noms communs un peu comme on dit : "Frigidaire" pour réfrigérateur.

NOSLER est une société créée par JOHN NOSLER qui mit au point la balle dénommée "PARTITION". L'anecdote qui suit est tiré d'un article de A. BOMBERGER "Sanglier techniques de chasse" N° 16.

SWIFT est comme NOSLER, ce sont des marques mais au fil du temps on l'a oublié pour ne retenir que le procédé inventé : "SWIFT A FRAME".

C'est au Canada durant l'été 1946, que John NOSLER, chasseur "ordinaire", expérimentant sa nouvelle carabine en 300 HH, tira un énorme orignal mâle. L'histoire aurait put s'arrêter là s'il ne lui avait pas fallut moins de 6 balles tirées à 30 mètres pour en venir à bout. Il expérimenta à ses frais, l'inadéquation qu'il y a d'utiliser un calibre très rapide (900 m/s et au-delà) sur une courte distance, associé à une structure de balle manquant de cohésion.

Ce qui eut pour conséquence "de transformer l'expansion en explosion". Phénomène largement décrit dans mon article sur les magnums.

C'est toutes les leçons que tira John NOSLER de cette confrontation qui fit de lui l'inventeur de la balle PARTITION, d'abord à titre personnel, puis le bouche à oreille aidant, pour les copains chasseurs, puis en 1948 en faisant de son hobby pour le rechargement une véritable activité à temps plein, en créant la "NOSLER BULLETS INC".

NOSLER n'encartouche pas, il vend des balles et des étuis séparément (CUSTOM BRASS).

Vous retrouverez ces balles sous différentes marques mais tous ces noms relèvent de la propriété commerciale de NOSLER :

LUBALOX

PARTITION GOLD

BALLISTIC TIP

FAIL SAFE

ACCUBOND (noyau soudé)

E-TIP (sans plomb)

SOLID (sans plomb et blindé)

Quand sous la marque RWS, NORMA, WINCHESTER, etc, vous voyez l'un de ces noms, cela signifie que NOSLER a fourni les ogives au fabricants. C'est un gage de qualité.

Plusieurs catégories de balles

  1. Plomb conventionnel avec ou sans chemise
  2. NOSLER ou noyau fusionné et/ou soudé à la chemise. Attention ! ne recherchez pas systématiquement la mention NOSLER, l’important c’est que la mention “noyau fusionné” et/ou soudé figure sur les caractéristiques de la balle.
  3. PARTITION ou “balle séparé par une cloison” idem que ci-dessus, ne recherchez pas systématiquement cette mention. L’avant est en plomb conventionnel, la partie arrière de la balle est séparé par une cloison épaisse voire blindée qui stoppe la déformation de la partie avant. La partie arrière plus lourde, cloisonnée, continue alors sa progression dans un formidable élan. C’est donc une balle qui pénètre très profondément.

NOSLER-PARTITION : Combinaison des deux systèmes. On voit bien sur la photo ci-dessous, la cloison qui sépare la balle en deux et qui stoppe brutalement l’écrasement de la partie supérieure et donc “relance” ou prolonge la pénétration du projectile.

nosler-partition.1201470990.jpg .4. SWIFT A FRAME : swift-a-frame.1201466443-copie-1.jpg Combinaison d’un noyau fusionné et d’une cloison épaisse (partition). On a tous les avantages d’une balle à noyau fusionné mais comme l’expansion de la partie avant est brutalement stoppé, la partie arrière prends un formidable coup de pied au cul et continue sa course. D’où une pénétration remarquable. WINCHESTER pour ses ELITE XP3 reprend un procédé semblable. REMINGTON les a arrêté en 7×64. Dommage ! Attention et je ne cesserai de le répéter, sur des gibiers légers ou des petits sangliers, elle va se comporter comme une balle blindée. Ce sont des balles qui pour travailler correctement demande beaucoup de matière à traverser. La “swift a frame” se fait maintenant chez NORMA en 9.x62. C’est la balle que je privilégierai pour le GROS GIBIER.

MONOLITHIQUE : En cuivre à pointe creuse. Ogive BARNES X. Le top du top pour gros sangliers et grands cerfs. Indestructible !!!

Notez le canal qui se comporte comme un coin dans du bois, provoquant l’expansion mais non la fragmentation du projectile. 

Cette photo montre une ogive BARNES en 9.3×62 récupérée sur un cerf écroulé-mort sur place.

Ogive-BARNES-retrouve-dans-le-coeur-d-un-cerf.jpg

sako.1202595762 Ne se fait que dans les gros calibres, même si SELLIER & BELLIOT la charge en 7×64. C’est quand même une ogive qui demande beaucoup de matiére pour pouvoir expanser. A voir…!! C’est sur que si vous la tirez sur un chevreuil vous l’abimerez moins qu’avec une expansive classique et et je ne vous parle même pas d’une fragmentable…!!! Mais de toute façon il faudrait s’appliquer à tirer le chevreuil au cou ou à la tête !!!

6. SAUVESTRE à flèche interne portée :

sauvestre.1201817951Magnifique projectile bimétallique, sans plomb, d’invention Française. Là aussi à ne pas tirer sur des gibiers trop léger, aurait tendance à se comporter comme une balle blindée du fait de sa construction. Mais une balle terrible pour sangliers dits “normaux”, cerfs, etc… Peut-être avons nous approché le projectile ultime. C’est un mélange de BARNES, une construction sans plomb quasi monolithique mais qui sait expansé aussi bien qu’une balle à noyau fusionné. Elle comporte une pointe creuse et une flèche interne en acier qui continue sa poussée pendant que l’ogive double de volume. L’efficacité de cette balle est multipliée par la taille du gibier. Plus elle rencontre de résistance, mieux c’est. Qui plus est les bords du projectile sont tranchants et découpe la peau à l’emporte-pièce poussant devant elle plus d’os, de poils, etc…. C’est une balle qui coûte cher et comme c’est la première qui compte je la met en pôle position dans le chargeur. Ensuite je mets des ORYX ou des WINCHESTER à noyau soudés.

Le phénomène “MAGNUM” : Voici un cas d’école typique d’une réussite exceptionnelle du marketing. L’utilisation des calibres magnum en battue est un scandale et une hérésie. Le magnum est né aux USA ET NE SERT QU’A ALLONGER LES DISTANCES DE TIR et pour des calibres d’un poids relativement léger. Il est donc réservé pour des tirs à l’approche à plusieurs centaines de mètres. Aux distances de battue le magnum produit des effets inverse à ce que l’on peut voir au cinéma. Le magnum est totalement contre-productif en battue. Au lieu de constituer un facteur de pénétration supplémentaire, il va au contraire ralentir d’autant plus vite qu’il arrive très vite…!!!! Hé oui…!! c’est un principe physique simplissime qui veut que plus un projectile tape rapidement et fort, plus il est freiné. Exemple : Essayez d’attraper du sable au fond de l’eau en donnant une gifle très rapide, votre main sera stoppée quasi-immédiatement et vous ne pénétrerez le milieu liquide que de quelques centimètres. Ralentissez le mouvement de votre main et vous atteindrez sans problème le sable au fond de l’eau. Pour un calibre magnum c’est la même chose, d’où des pertes importantes de gibiers qui “s’emportent la balle”. Plus un projectile arrive rapidement et fortement, plus la résistance des tissus augmente, plus la balle est freinée, plus sa progression est ralentie.

Voir également l’article : “Le grand dossier du magnum”

Voici ce que le Docteur Philippe CORSON écrivait dans la revue “Plaisirs de la chasse” en 1999 : On peut y lire page 40 : “calibre magnum la fin d’un mythe”. “Continuer à chasser aujourd’hui avec un calibre magnum, c’est un peu enfoncer des clous de tapissier avec un marteau de 5 kg ou faire ses courses avec un camion. Les clous s’enfoncent et les courses peuvent se faire… mais au prix de divers désagréments qu’il est possible d’éviter avec un instrument adapté.”

Regardez le tableau ci-dessous :

22-copie-1.jpgNe pouvant trouver deux balles avec le même poids, j’ai pris celle qui s’en rapprochais le plus, sachant que les structures sont les mêmes, ce qui est reste le plus important pour le calcul de la formule balistique qu’est l’énergie.

L’énergie initiale d’une 9.3 est supérieure à la bouche du canon de 2.20% mais inférieure de 3.64% à 100 mètres. Ce qui signifie qu’au distance habituelle de battue, CES DEUX CALIBRES SONT A ÉGALITÉ COMPLÈTE. Par contre ce que cette formule balistique ne prends pas en compte, c’est le FREINAGE qui se produit à l’impact pour le 300 magnum. Les chiffres c’est bien, mais on peut leur faire dire ce que l’on veut. Ce fameux “coefficient de freinage” que personne ne peut chiffrer, c’est lui qui va faire la différence EN PÉNÉTRATION et là la différence elle n’est pas de 10 %. En terme de pénétration elle est très, très importante !!! J’ai vu dernièrement un cerf “s’emporter la balle” tiré en plein coeur, à l’arrêt ! avec du 7 REM à 40 mètres et un autre effondré-tué sur place avec la 9.3×62 ogive BARNES, en photo ci-dessus.

Pour diminuer le recul et donc L’APREHENSION du dit recul en 300 Magnum, qui est à l’origine de nombreux tir ratés, vous pouvez faire équiper votre carabine à peu de frais, d’un frein de bouche.

Ceci dit, on en fait quoi de son calibre magnum ??? Si on doit changer d’arme, on prends une 9.3×62.

Si on est un excellent tireur, que l’on double très rapidement et que l’on prends soin de viser autant que faire ce peut la tête et à condition d’utiliser de bonnes balles, le 7×64 est très bien, aucun recul. Si vous vous voulez le diminuer encore mettez une cartouchière de crosse avec 6 cartouches, c’est très efficace.

Si on ne veut pas changer d’arme, on change de cartouches !!! Il faut alors “démagnumiser” le tir. Il faut utiliser les balles les plus lourdes dans son calibre.

 

Il faut “démagnumiser” le tir et pour cela il faut utiliser les balles les plus lourdes dans son calibre. L’action de démagnumiser le tir permet en alourdissant la balle de freiner cette dernière  et ainsi compenser une vitesse excessive portant atteinte à la pénétration.

Attention quand même, ceci n'est valable que pour des calibres acceptant des balles de 13-14 grammes.

Des calibres comme le 270, mêême dans son chargement le plus lourd ne permet pas de compenser ses faiblesses en battue.

Sélection 300 Winchester Magnum :

Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent changer pour du 9.3×62, les fabricants ont semble-tils finis par comprendre que les chasseurs sont aussi des internautes et qu’ils savent se renseigner sur des blogs comme celui que vous parcourez.

Les balles qui font 14 grammes, le maximum dans ce calibre.

 300 WIN MAG "MUNITIONS FREYR".
300 WIN MAG. WINCHESTER : SUPER X SILVERTIP
300 WIN MAG. SAKO : HAMMERHEAD.

SOLOGNE : NOSLER PARTITION

Limite basse et parce que ce sont des marques irréprochables:
NORMA : ORYX et NOSLER PARTITION : 13 grammes. La NOSLER pénétrera plus profondément, avec une déformation limitée.
SAKO : VITAL SHOCK TROPHY BONDED. 13 grammes.

J’ignore volontairement d’autres encartoucharges encore plus lourd et qui me semble flirter avec les limites de la sécurité.

Si ces 4 fabricants se tiennent à 14.3 grammes maxi, n’allez pas chercher plus loin. Évidemment, mais faut il le rappeler, toutes ces balles sont à noyau fusionnées. Maintenant que vous savez tout, vous n’avez plus d’excuses à tirer des cerfs EN BATTUE au 300 magnum ou au 7 REM, qui même avec une balle placée au niveau du coeur, ce dernier se relève et parcours plusieurs kilomètres en montagne pour aller mourir dans les plus grandes souffrances. Donc la saison prochaine tirez vos anciennes balles au stand et achetez des 14.3 grammes. pour la chasse en battue.

En résumé : Un bon calibre de battue est un calibre LENT ET LOURD. D’où il ressort le 9.3×62 ou 9.3×74 en express, le 35 WHELEN, le 444.Le 375 HH dont on redécouvre les vertus pour la battue, notamment en Espagne pour les "Monterias" et que j'utilise même pour le chevreuil (sans l'abimer) voir mon article sur le 375 HH en battue.

Exemple de balles recommandées :

SUPRÊME XP3 de WINCHESTER.

winchester xp3 ORYX de NORMA si disponible dans le calibre.

oryx SWIFT A FRAME si disponible dans le calibre. swift-a-framejpg.1201859865 NOSLER PARTITION. nosler-partition-norma.jpg POWERHEAD de SAKO. Ogive BARNES X. Sako_Powerhead.1203697790-copie-1.jpg MRX de FEDERAL. Ogive BARNES X.

barnes-federal.1201816938.jpg VITAL SHOK NOSLER ACUBOND de FEDERAL

EVOLUTION de RWS.

evolution-rws.1202593627.jpgWINCHESTER FAIL SAFE.
winchester-fail-save.jpg

WINCHESTER ACCUBOND CT

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Tous ces projectiles sont conçues pour un poids optimal par rapport au calibre. Chaque fabricant a sur étagère des dizaines de projectiles différends. Ceux là représente à mon avis et dans chaque marque ce qu’il y a de mieux.

  Nouveau : 500 Magnum ! Et voici le revolver qui la tire :  

Prévoyez dix séances de kiné pour chaque tir. Et pour reprendre l'expression d'un des plus grand Rugbyman Français, Walther SPANGHERO à qui l'on demandait "comment c'était passé le match" : ” VIRRRRIL MAIS CORRRRECT !!! “

Aux USA on peut légalement chasser au pistolet ou au révolver sans faire l’objet de discrimination : sangl47154

Sans oublier le “SURVIVAL KIT” pour repousser  une attaque de l’ours. Les séances de kiné ne sont pas comprises. J'imagine le berger des Pyrénées avec son kit "500 magnum". MDR !!!!!!!

berger.jpg 163503_case_lg.1202112772.jpg

Par chasseurdesanglier.over-blog.com - Publié dans : CARABINES
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