La "ZI²HL" pour "Zone Incapacitante instantanée Haute Létalité" se définit comme une nouvelle approche du “pouvoir d’arrêt“ ou du “pouvoir d’écrouler.” Il existe deux zones qui répondent à ces critères : la "colonne au cou" et le système nerveux central . Avec les minimas requis concernant le calibre et les structures de balle.
La région du cou est une fonction vitale instantanée à 98 %. Lorsqu’une balle percute le cou elle provoque un impact qui pour être sensiblement le même qu’ailleurs, n’en produit pas moins un effet explosif sur des chairs constituant une petite, mais vitale région pour le fonctionnement "temps réel" de l’animal. La moindre particule de matière projetée violemment dans les voies respiratoires a pour conséquence de perturber tout le fonctionnement de l'animal. La colonne au cou et la partie de la tête représentées par la région de l’oreille, représentent une "Zone Incapacitante instantanée" bien plus importante et bien plus déterminante dans la culbute de l’animal que la région du cœur et de tout autre endroit du corps. Pour résumer : si 85 % de la "Zone Incapacitante instantanée" sont représentés par 15 % corps. 15% du corps représentent 85% de la "ZI²HL". Par "instantané" j’entends, non pas la mort subite de l’animal mais son écroulement immédiat.
Il y a deux écoles qui s'affrontent, celle qui préconise un tir au coeur uniquement (l'école Suédoise) et l'autre dont je fais partie qui associe le coeur, la région du cerveau et/ou de la colonne au cou.
La version au "coeur uniquement" est faussée dés le départ par l'inadéquation qu'il y a pour la plupart des chasseurs
d'utiliser des calibres très rapides, associés à des balles trop légères. La plupart des chasseurs ne connaissent même pas le poids de balle qu'ils tirent ! Une 300 Win mag de 9 grammes tirée à
50 mètres en direction du coeur du cerf, n'aura strictement aucun effet sur cet organe vital ! Aucun !
Faut-il parler de "balle de cœur ?" ou de "balle en direction du cœur ?".
Les chasseurs ne font pas la différence entre : "balle de cœur" et "balle en direction du cœur". Ce malentendu est à l’origine de la création de mon blog, j'en ai eu assez de voir des animaux mortellement bléssés.
En décembre 2007 un collègue tire un cerf arrêté à 40 mètres d’une balle en plein cœur (7 RM), en fait il faudrait dire "au niveau du cœur", parce qu’en fait, le cerf roule sur lui même à l’impact et disparaît dans la montagne sans que l’on puisse le retrouver.
Que s'est il passé ? Une balle trop rapide, trop légère pour une distance trop courte. Résultat : La balle pénètre à peine dans l'animal, voire explose au contact de la peau, pénétration quasi nulle, le cerf boule sur lui même et disparaît.... à jamais ! Surtout en montagne !
Une vraie balle qui pénètre le coeur, c'est à peu prés 15 secondes de vie en plus ! Pas de quoi aller très loin ! Source
légiste : "les tirs au coeur ou aux gros vaisseaux permettent une survie consciente d'au moins 15 secondes (Di Maio)".
Cet article est destiné à faire comprendre au chasseur lambda qu’il ne peut pas exister deux atteintes identiques et/ou similaires, c’est impossible ! et vous le comprenez très bien ! Le tir de chasse est IRREPRODUCTIBLE. L’angle d’attaque du projectile, la vitesse de déplacement de l'animal qui est souvent perpendiculaire à la trajectoire de la balle, provoquant un basculement du projectile dés l'impact, la distance, la constitution de la bête, tout est irreproductible !
Une vraie balle de cœur c’est une balle qui perfore et/ou explose le cœur, mais pour en être sûr il faut quand même dépecer
l’animal avant et vérifier. J’ai tiré un chevreuil d’une balle en plein cœur et en plein vol (!) mais il est quand même retombé sur ses pattes après un saut périlleux avant puis a fait 40
mètres, vidé de tout son sang.
Pas besoin d'être un expert en balistique lésionnelle pour comprendre que le cerveau et les yeux doivent être irrigués en
permanence, sinon c’est l’écroulement immédiat ! Ce faisant, considérant que le cœur est une pompe aspirante/refoulante, comment l’animal ou l’humain pourrait il faire plus de quelques mètres
sans que le cerveau et les yeux soient irrigués. Si on coupe l’alimentation en essence d’une voiture, elle va continuer sur sa lancée mais elle ne progresse plus selon la volonté du moteur (le
coeur), elle "finit sa course", ce sont les fameuses "15 secondes".
Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : Je ne dis pas comme certaines personnes de mauvaise foi le prétendent, que je préconise de ne tirer uniquement que dans la ZI²HL.
Je dis qu'en battue, la première balle on la met là où on peut (!) et bien souvent dans le coffre ! Mais si vous avez un calibre suffisant et un poids de balle adapté, votre animal va bouler en terre ! Vous avez alors assez de temps pour doubler dans la ZI²HL :
- Pour abréger ses souffrances !
-
En doublant dans la ZI²HL vous vous assurez de ne pas perdre l'animal. Les fameuses histoires de sanglier "mort sur le
coup ! Pourquoi veux tu que je gaspille une balle ! .......A mon retour il avait disparut !!"
Lisez l'article sur le 375 HH en battue : Un chevreuil mort en 7 secondes chacun, sans avoir touché ni le cœur ni le foie, simplement par transfert d’énergie. L’autre chevreuil : cœur intact et un petit quart du foie abîmé, mort lui aussi en 5 secondes. Coma instantané pour les deux.
A l’époque de la sortie de mon article intitulé : “Balle de colonne au cou ou balle de coffre” dans la revue "Plaisirs de la chasse", octobre 2009, les réactions avaient été très virulentes. Comme par hasard une autre réaction ne fit aucun bruit , c’est celle de Joël SERRE, l’expert en balistique, et auteur du livre “Sciences complexes de la balistique. Réalités, mythes et fiction”, qui écrivit le mois suivant dans la rubrique “Courriers des lecteurs” :
“Bonjour, J’ai lu le texte sur le tir “balle de cou” je ne vois pas vraiment pourquoi cela entraîne une levée de boucliers, (même si l’on peut toujours discuter sur le style, la forme ou le fond). La balle de cou est l’une des plus efficace qui soit. Cela est lié au fait qu’il s’agit d’une zone vitale primordiale qui “supporte et conduit” tous les centres nerveux moteurs avec une forte irrigation d’artères et de vaisseaux sanguins. D’après l’étude que je mène depuis plus de 20 ans, l’efficacité de ce type de tir n’est plus à démontrer, car il produit une efficience quasi instantanée supérieure à 97% contre à peine 40% pour les balles de coffre (tous organes internes confondus). Seules les balles de trachée peuvent présenter un manque d’efficacité immédiate dans certains cas.
Ceci, malgré une hémorragie abondante qui permet parfois à l’animal de parcourir quelques dizaines de mètres. La zone de létalité absolue qui définit globalement une paralysie immédiate (sans forcément entraîner un collapsus, un coma immédiat ou une mort instantanée ), se matérialise par l’ensemble des vertèbres cervicales qui partent de la base des épaules à la jonction du crâne. La balle de mâchoire est un risque qui n’est pas plus important que celui d’une balle de panse lorsque l’on exécute un tir “de coffre” manqué, (dans plus de 80% des cas lors de tirs en battue (moyenne six tirs pour une atteinte aléatoire). Le résultat final est le même, quand bien même une balle de mâchoire est toujours plus significative et plus impressionnante qu’une balle de ventre au terme de laquelle l’animal meurt de péritonite entraînant une infection généralisée au bout de quelques jours.
D’un côté, une balle de ventre permet à l’animal de s’alimenter durant plusieurs jours ce qui entretient et développe l’infection qui évolue avec la dispersion des sucs gastriques. De l’autre, l’animal ne peut s’alimenter, ce qui entraîne la mort par périssement ou altération (la durée est variable en fonction de la nature et de l’importance de la blessure).
Les balles placées à la base du cou permettent une immobilisation immédiate de l’animal quel qu’il soit (même des plus
gros mammifères). C’est en principe l’un des buts recherché. Dire qu’il s’agit d’un tir de spécialiste, “peut-être”!!!, mais le véritable problème n’est pas là. Le fond du problème est qu’une
majorité de chasseurs ne savent pas utiliser correctement leur arme et surtout réaliser un tir de précision acceptable, hormis lors de chasses d’approche ou d’affût qui restent minoritaires.
Les détracteurs sont assurément de piètres tireurs qui ne maîtrisent pas leur arme ou qui connaissent très mal l’anatomie animale. Cordialement”. Fin de
citation.
















